Constatant, voici plus de vingt ans, qu’une civilisation « s’intéresse surtout à elle-même, et ne s’adresse aux autres civilisations que dans la mesure où elle y retrouve un message pour elle », M. Jacques Perret affirmait que, pour le critique ou le professeur voué aux études de littérature, l’essentiel est de posséder « une âme ouverte aux souffles de son temps ». Il se trouvait dès lors conduit à se demander si, dans le domaine des lettres latines, « la recherche des sources conçue comme moyen privilégié de comprendre une œuvre » n’avait pas donné tout ce qu’elle pouvait donner ; et, prenant l’exemple de Nisard, « qui faisait le procès des romantiques sur le dos de Lucain » et donnait ainsi au poète une nouvelle vie, en le mêlant aux polémiques de l’actualité, il ajoutait : « Chaque grande époque a renouvelé et approfondi sa connaissance du passé et des grands hommes du passé, par la vertu des problèmes nouveaux qu’elle leur demandait de l’aider à résoudre. Virgile, Lucrèce, Tacite, Cicéron attendent peut-être nos questions, celles d’aujourd’hui ».
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Éditeur : Les Belles Lettres
Lieu d’édition : Paris
Publication sur OpenEdition Books : 23 septembre 2025
ISBN numérique : 978-2-251-91584-5
DOI : 10.4000/14qge
Collection : Études Anciennes
Année d’édition : 1971
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-251-32824-9
Nombre de pages : 448
Première partie. Situation de l’agronomie latine
Deuxième partie. Virgile
Troisième partie. Autour de Varron
Quatrième partie. Columelle et Pline l’Ancien

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