La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C’est même parce qu’elle est traduite qu’elle peut se transmettre et nourrir l’imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n’a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n’existe pas : il n’y a que des Bibles. D’une édition à l’autre, d’une traduction à l’autre, non seulement la lettre change, mais aussi la disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d’enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s’appuie sur l’étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l’étude en classe, l’autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d’origine, et la lecture qu’en a faite le traducteur ou la traductrice. L’étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Éditeur : Presses de l’Inalco
Lieu d’édition : Paris
Publication sur OpenEdition Books : 8 juillet 2026
ISBN numérique : 978-2-85831-483-6
DOI : 10.4000/16j0v
Collection : TransAireS
Année d’édition : 2026
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-85831-482-9
Nombre de pages : 500
Introduction
Une traductologue au Haut-KoenigsbourgLire
Lire
IntroductionChapitre 1
Lire en traduction : un état des lieuxChapitre 3
Le cas BabelChapitre 4
Lire la poésie biblique en traductionÉtudier
Étudier
IntroductionÉcrire, traduire
Écrire, traduire
IntroductionChapitre 7
Les intertextes bibliques dans les œuvres littéraires : des médiations traductives invisibles ?Chapitre 8
Le cas PasoliniChapitre 9
Le cas HeineVoir les yeux
Voir les yeux
IntroductionChapitre 10
La traduction comme médiation