Wednesday, October 26, 2011

Online Anthroponyms and Genealogy of Ancient Egypt at IFAO

AGÉA: Anthroponymes et Généalogies de l’Égypte Ancienne
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Neferchnoum, mastaba de Kagemni à Saqqara

508 références (34 pages)
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ID NomGraphieTranslittérationTraductionN° PN
[3] ȝ[...] ?
[4] [...]ȝ[...]
[2] […]ȝ
[5] Ȝ-ỉb
[6] [...]ȝ-nfr
[7] ȜȝjPN 2, 259, 01
[8] […]ȝj
[9] Ȝwt-ỉb« Joie ! »PN 1, 001, 11
[10] Ȝw(t)-ỉb-n-Ḫwfw« La joie est pour Khoufou »PN 1, 001, 07
[11] Ȝw(t)-ỉb-n-Kȝkȝj« La joie est pour Kakaï »
[12] ȜbPN 1, 001, 15
[15] Ȝb.n.f-n(.j)« Celui qu'il a désiré pour moi »
[13] Ȝb-nṯr« Celui qui a été désiré par le dieu »
[14] Ȝb-r(.j) (?)
[16] ȜbwPN 1, 001, 22
Depuis la fin du XIXe siècle, l’édition égyptologique s’est régulièrement enrichie de divers dictionnaires et répertoires onomastiques, généalogiques et/ou prosopographiques. Dès le début de la constitution de ces corpus, l’association de ces trois termes a entraîné une certaine confusion des genres, qui, encore aujourd’hui, marque parfois les esprits.
L’onomastique, la généalogie et la prosopographie correspondent pourtant à des domaines de recherches spécifiques :
  • l’onomastique ou, dans son acception restreinte l’anthroponymie, étudie les noms de personnes ;
  • la généalogie étudie les liens familiaux ;
  • la prosopographie, quant à elle, étudie les carrières des individus et les modalités de transmission des fonctions au sein des familles.
En ce sens, les liens qui unissent la prosopographie et la généalogie sont bien plus forts que ceux qui unissent ces deux disciplines à l’anthroponymie. Cela ne signifie pas pour autant que les études anthroponymiques doivent ignorer la généalogie ou la prosopographie et inversement. Si ces trois champs se complètent, chacun a ses objectifs propres et recourt à ses propres méthodes de collecte et d’analyse.

Or, ce sont principalement les études anthroponymiques qui ont eu le plus à pâtir de la confusion qui règne entre les trois disciplines. Ainsi, les premiers corpus ont souvent privilégié les données généalogiques et prosopographiques au détriment d’informations strictement onomastiques et pourtant essentielles, comme la translittération et la traduction des noms.

La parution, en 1935, du dictionnaire de Hermann Ranke, Die ägyptischen Personennamen, Band I. (PN), suivie de l’édition d’un deuxième tome en quatre fascicules entre 1949 et 1952, marque un véritable tournant dans les études anthroponymiques égyptiennes. Cette œuvre colossale, qui recense et analyse plus de 14 200 noms de personnes attestés depuis les premières dynasties jusqu’à la Basse Époque, constitue encore à ce jour la plus vaste étude systématique et diachronique menée sur les anthroponymes égyptiens. L’intérêt de cet ouvrage ne réside pas seulement dans la somme des noms collectés et dans l’étude philologique indispensable à la sériation et à la compréhension des anthroponymes, mais également dans l’adoption d’une approche analytique nouvelle relevant de l’anthropologie historique permettant ainsi de mieux appréhender certains aspects de la civilisation pharaonique.


Néanmoins, parce qu’il est tributaire des connaissances philologiques de la première moitié du XXe siècle, PN nécessite une refonte complète qui tienne compte des dernières avancées en la matière. La révision des lectures des anthroponymes permet de mieux saisir la signification des noms et ainsi de mieux interpréter les énoncés qu’ils contiennent et ce, dans le cadre d’une réflexion sur les mentalités et sur les pratiques sociales et religieuses égyptiennes. 

La nécessité d’une telle révision s’est depuis longtemps imposée, comme en témoignent, entre autres, l’édition posthume de l’index de PN (PN III) et les différents articles de Michèle Thirion parus dans la Revue d’égyptologie. C’est aussi un des objectifs de l’auteur de cette base de données, dont la thèse de doctorat a porté sur les noms de personnes de l’Ancien Empire et de la Première Période intermédiaire, une période qui n’avait encore jamais fait l’objet d’une étude globale.

Cependant, si l’édition de corrections et de nouveaux corpus sur un format papier permet la diffusion des avancées dans le domaine de l’onomastique, elle éparpille les informations et peut, en définitive, ralentir les chercheurs. En outre, les différentes fouilles conduites en Égypte mettent au jour une importante documentation inscrite qui contribue chaque année à enrichir un fonds anthroponymique toujours plus diversifié. L’accroissement constant du matériel onomastique impose donc des mises à jour régulières des corpus anthroponymiques déjà existants, mises à jour qui, on l’a vu, ne peuvent guère se faire sur un format papier. Il convient donc de repenser notre conception des corpus et de les adapter aux technologies nouvelles. C’est de ce constat qu’est née la base de données évolutive AGÉA (Anthroponymes et Généalogies de l’Égypte Ancienne).

Lancé en 2008 à l’Ifao, ce projet vise, à terme, la création d’un répertoire hiéroglyphique systématique des noms de personnes attestés depuis l'époque protodynastique jusqu’à l’époque gréco-romaine incluse, complétant et modernisant l’outil ancien qu’est l’ouvrage de Hermann Ranke. En tant que telle, la base AGÉA se veut être un outil facilitant l’analyse et l’interprétation des données.
Afin d’avoir une meilleure perception des pratiques sociales (transmission du nom, changements de noms…) liées aux anthroponymes égyptiens, le recours aux données généalogiques et prosopographiques est indispensable. La base AGÉA ne saurait cependant être considérée comme une base de prosopographie stricto sensu, notamment dans la mesure où la mention des titres, uniquement translittérés, n’est qu’un outil destiné à éclaircir des problématiques propres à l’onomastique.

La base de données AGÉA, version 1 bêta

Dans un premier temps, la collecte des données enregistrées dans la base AGÉA porte sur l’Ancien Empire. 

La version 1bêta publiée sur Internet le 26 octobre 2011 comprend plus de 500 noms correspondant à plus de 1 200 individus et est destinée à présenter le projet qui pourra ensuite être amélioré grâce aux suggestions des utilisateurs. Cette version test, qui concentre ses efforts sur les données strictement onomastiques, sera régulièrement incrémentée pour fournir dans la version 1 un dictionnaire le plus complet possible des noms et individus ayant vécu sous l’Ancien Empire et la Première Période intermédiaire...

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