Thursday, January 9, 2014

PECL: Prototype d'Encyclopédie Céramologique en Ligne

PECL: Prototype d'Encyclopédie Céramologique en Ligne
http://pecl.fr/design/images/ceramoPole.png
Le Prototype d’Encyclopédie Céramologique en Ligne (PECL) est développé par le Céramopôle, programme transversal de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme [MMSH] (Aix Marseille Université / CNRS). 

Le projet a été financé par l'Institut des Sciences Humaines et Sociales (InSHS) du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), dans le cadre d’un Projet Exploratoire Premier Soutien (PEPS) obtenu en 2010, ainsi que par la MMSH dans le cadre du programme transversal Céramopôle, avec le concours du Centre Camille Jullian, du Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée et du Laboratoire Méditerranéen de Préhistoire Europe Afrique

Ce site a été construit par la société AT Ressources sur la base du cahier des charges fourni en 2010 par l'équipe du Céramopôle. Les comptes rendus des réunions de préparation du PECL (avril à novembre 2010) sont disponibles sur le site web du Céramopôle.

Avertissement
La version 1 du Prototype d’Encyclopédie Céramologique en Ligne (PECL) est une version purement expérimentale. Elle comporte un nombre restreint de fiches, uniquement destinées à tester le fonctionnement des trois tables interconnectées de cette base de données : Classification, Bibliographie et Contextes.

Le Projet PECL
La céramologie a produit depuis quarante ans un accroissement exponentiel des connaissances. Ces données ont été généralement fort bien publiées mais sans réelle concertation, ce qui explique qu’elles sont aujourd’hui dispersées dans un grand nombre de monographies et de revues, certaines difficiles d’accès, et souvent divergent dans leurs conclusions et dans le vocabulaire utilisé. Il devient, de nos jours, très difficile d’appréhender la discipline si on n’est pas soi-même céramologue, cette difficulté étant particulièrement évidente pour les archéologues généralistes et les étudiants en archéologie.

Pourtant, le besoin de regrouper les données dans des « atlas » ou « dictionnaires » s’est fait sentir très tôt : un grand nombre de publications papier sont parues depuis le début des années 80 qui ont tenté de faire le point sur telle ou telle catégorie de céramique : Atlante delle forme ceramiche I (1981) et II (1985), Dicocer (1993), Amphores, comment les identifier (1991), etc. Certains ouvrages ont poussé très loin la réflexion collective et l’uniformisation des données : Conspectus formarum terrae sigillatae(1990).

Plus récemment, certaines équipes ont tenté d’utiliser les possibilités de diffusion et de mise à jour permanente offertes par internet pour élaborer une nouvelle génération de bases de données sur la céramique. On citera, à titre non exhaustif :

- Potsherd: Atlas of Roman Pottery (P. Tyers)
- Roman Amphorae: a digital resource (University of Southampton, 2005)
- Cerafim (LAMPEA, A. Gallin/S. Renault)
- ICERAMM (Information sur la CERAmique Médiévale et Moderne) (CITERES-LAT, P. Husi/O. Marlet, 2006)
 Actuellement, les sites les plus actifs concernent les timbres sur amphores grecques et romaines :
 - Ceipac Corpus (Universitat de Barcelona, J. Remesal Rodriguez, 1995) [mot de passe requis]
- Amphoralex (CEAlex, J.-Y. Empereur, G. Senol, K. Senol, 2008)
- Amphores (RTAR) (CCJ, A. Hesnard/N. Richard, 2009)

La céramologie n’échappera pas à la nécessité d’organiser son sujet d’étude, comme l’ont fait auparavant les autres disciplines, notamment dans le domaine des sciences du vivant, voire même dans le domaine des sciences juridiques. Il en va non seulement de son développement mais peut-être même de sa survie en tant que partie intégrante des sciences historiques et archéologiques.

Céramopôle, le pôle céramologie de la MMSH d’Aix-en-Provence, entend participer à ce mouvement. Al'issue d'une réunion tenue en décembre 2009, qui a réuni plus de 30 participants, dont un tiers venus d’autres universités françaises ou étrangères (Belgique et Espagne), il est apparu que si le but ultime est bien l’élaboration d’une encyclopédie céramologique en ligne internationale, cette entreprise ne pourra pas se doter, dès le départ, d’une organisation unitaire et centralisée. Au contraire, il apparaît essentiel que chaque équipe puisse développer son propre projet, à condition que ce soit sur le mode collaboratif et non concurrentiel. A moyen terme, une fédération des différents projets au sein d’un portail informatique commun est envisageable, étape intermédiaire avant une possible fusion.

C'est pourquoi le Céramopôle a constitué en 2010 un groupe de travail constitué de céramologues et d’informaticiens décidés à réfléchir à ce projet : le Prototype d'Encyclopédie Céramologique en Ligne (PECL).

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